|
|
Equipe "Traits écotoxicologiques, biologiques et écologiques" (TEBE) - Resp. : P. Usseglio-Polatera
Thème de recherche : Impact des contaminants à différentes échelles d'intégration biologique
Nous étudions les effets de polluants sur les organismes, les populations et les communautés des écosystèmes aquatiques et terrestres, particulièrement sur les changements d'échelles biologiques et spatiales (cf. Figure ci-dessous).
-
Axe 1. Effets écotoxicologiques et conséquences biologiques des perturbations des espèces et communautés aquatiques et terrestres.
J.N. Beisel, A. Bennasroune, C. Cossu–Leguille, S. Devin, V. Felten, L. Giambérini, F. Maunoury-Danger, S. Pain-Devin, M. Parant, F. Rodius, P. Usseglio-Polatera, P. Vasseur
-
Axe 2. Systèmes de défense cellulaires, génotoxicité et plasticité chez les végétaux
D. Aran, S. Cotelle, J.F. Férard, J.F. Masfaraud, A. Schnitzler

Dans l'axe1, nous visons à:
- identifier les rapports entre les systèmes de défense antitoxiques, les effets génotoxiques et les traits d'histoire de vie chez des espèces de crustacés et de bivalves aquatiques, pour évaluer la pertinence des réponses choisies chez les individus (p. ex. systèmes antioxydants impliqués dans la métabolisation et / ou l'élimination de polluant, niveaux d'expression des gènes codants pour des protéines de détoxication) (i) en tant que facteurs prédictifs des changements au niveau de la population, et (ii) en tant qu'indicateurs de détection précoce des perturbations anthropiques;
- identifier les rapports entre la biodisponibilité des polluants, la génotoxicité et le changement de dynamique des populations (par exemple descripteurs de reproduction) d'espèces de vers terrestres (p. ex. Eisenia fetida) exposées aux sols pollués pour évaluer l'utilisation potentielle de la génotoxicité comme un biomarqueur précoce des effets sur la population ;
- intégrer de nouveaux indicateurs biologiques et fonctionnels de la santé des écosystèmes (c.-à-d. des "traits d'espèces") dans l'évaluation écologique des écosystèmes aquatiques à une large échelle spatiale, dans le contexte européen de la "Directive cadre de l'eau". Les traits d'espèces se rapportent aux attributs biologiques (p. ex. habitudes alimentaires, traits physiologiques, stratégies de reproduction ou de dispersion), aux tactiques écologiques (p. ex. préférences d'habitat) ou aux réponses écotoxicologiques des taxa;
- examiner si les modifications de traits dans les environnements pollués pourraient moduler les résultats des interactions entre les espèces, en se concentrant sur les individus (p. ex. interaction stress chimique / infection?) et les effets sur la population (p. ex. rapports entre traits d'histoire de vie? conséquences démographiques?) dans le système hôte (p. ex. amphipodes ou bivalves) / parasite (p. ex. Acanthocephala, ciliés, bactéries).
Dans l'axe 2, nous visons à comprendre / prédire comment les communautés de plantes s'installent et se développent
en faisant face à un environnement pollué (p. ex. quelle est l'influence des mécanismes de défense cellulaires ou l'importance des stratégies adaptatives, aux échelles de la cellule, de l'individu et de la population, dans les structures communautaires observées?).
Une première approche examine les rapports entre la performance des systèmes de défense cellulaires (p. ex. les phytochelatines, les systèmes antioxydants), la génotoxicité et les changements physiologiques (p. ex. la croissance, la photosynthèse, la floraison, la germination) : (i) pour valider Vicia faba en tant qu'espèce modèle pour la détection des genotoxiques environnementaux, et (ii) pour comprendre les mécanismes de l'action des genotoxiques dans les végétaux.
Une deuxième approche examine les rapports entre la performance des systèmes de défense cellulaires, les traits et la capacité des végétaux à coloniser les sites pollués, (i) en évaluant l'influence des systèmes de défense cellulaires et des traits dans la structure des communautés végétales, et (ii) en comprenant le mécanisme d'action des toxiques environnementaux dans les végétaux.
Nous examinons également les rapports entre la plasticité et le potentiel invasivf des végétaux dans les écosystèmes (i) altérés par des perturbations anthropiques (p. ex. eutrophisation, contamination par le sel ou les métaux), ou (ii) soumis aux pressions biotiques spécifiques (p. ex. concurrence interspécifique des végétaux, herbivorie intensive), pour mieux comprendre le rôle des adaptations morphologiques / physiologiques dans le potentiel d'invasif des espèces exotiques.
[DIFO] - [Interface]
|